.Ca se raconte après.

.Ca se raconte après.
_______________Le Chemin Des Cerisiers_______________
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Hello everybody =D

Voilà, voilà, nouveau blog pour nouvelle fic.
Celle-ci, on est deux à écrire : Didany[*] & Naraulie[*].

Fiction yaoi sur Bill&Tom, donc comme d'habitude :
Homophobes, âmes sensibles, ect, goodbye =D

Le prologue arrivera... Je sais pas encore quand. Mais il est écrit.
Sinon, rythme euh.. A voir. Un chapitre par semaine je pense.
Et les chapitres alterneront les points de vue de Bill et Tom.

Je pense que j'ai tout dit.
Sur ce.

Bizoux <3

Didany&Naraulie


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# Posté le vendredi 04 janvier 2008 16:09

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 18:48

.Prologue.

.Prologue.
.Le Chemin des Cerisiers.
.Prologue.
+
+

« -On arrive bientôt ? Je vais terminer malade si je continue à te laisser conduire encore longtemps. »

Aucune réponse. A quoi bon ? On sera arrivé lorsqu'on sera arrivé. Quelle jolie phrase pour rien dire. Mais avec Tom, c'est toujours ainsi. Il s'est fait à cette habitude, et elle ne changera d'ailleurs pas.
Et puis, qu'a-t-il à reprocher à ma conduite ? Elle est excellente. Bon, effectivement tenir le volant tout en essayant de lire une carte routière peut se révéler difficile, je l'avoue.

« -Je t'avais dit de prendre le GPS, ça t'aurais évité tout ces débordements. Tu vas nous tuer !
-Tais toi et indique moi la route à suivre.
-Quelle rue ?
-Chemin des Cerisiers.
»

Je ne sais pas tellement à quoi ressemble la maison que j'ai achetée. Bon, c'est vrai que j'ai dit à mon frère l'avoir simplement louée. Mais la photo que j'en ai vue m'a littéralement accrochée. C'est une ancienne demeure, assez imposante. Elle est construite en pierre blanche qui contrastent sublimement bien avec les tuiles noires. Cette jolie demeure ne pouvait appartenir à personne d'autre qu'à nous. Gustav et Georg nous y rejoindront bientôt.
Et puis, ce n'est pas tous les jours que l'on a le droit à des vacances, avec l'emploi du temps bien trop chargé de Tokio Hotel.

Tokio Hotel, c'est notre groupe. Enfin c'est... Je pourrais bientôt dire « Etait notre groupe ». Je ne sais pas pourquoi j'ai cette impression. Mais la pression que nous vivons tous depuis une dizaine d'année commence à se faire dure à supporter. Qu'y puis-je, si nous considérons tous les quatre qu'une dizaine d'interviews chaque jours, suivi de différents plateaux télévisés et d'ensuite un concert, ça pèse lourd sur notre vie ? Car après tout, aucun d'entre-nous n'a réellement de vie. De petite amie, de sortie entre amis, de vacances lorsque l'on en a envie... Alors Tokio Hotel... C'est une belle aventure. Je m'en serais voulu d'être passé à côté. Mais au jour d'aujourd'hui, je pense de plus en plus fort à tout stopper. Et mon frère pense comme moi, je le sens.

« -Tourne à gauche. »

Je regarde Tom d'un air interrogateur. Où voudrait-il que je tourne à gauche ?

« -Maintenant ! »

Ah oui, il y a une toute petite rue. Mon Dieu, j'espère que la grosse voiture de Tom est assez petite pour se faufiler dans cette ruelle sans être abîmée. Il me tuerait s'il arrivait quelque chose à sa voiture. Il m'a déjà fait confiance en me confiant le volant... Enfin, il l'a fait simplement parce qu'il n'a pas eu le choix. Parce que j'étais seul à savoir où nous allions – après tout, ça n'aurait plus été une surprise s'il avait su où je l'entraînais. A partir de maintenant, il va falloir y aller à vue. Je n'ai pas la moindre idée d'où notre maison est située dans cette maudite ruelle pourtant si jolie.

« -Bill. Ce n'est quand même pas celle-ci ? »

# Posté le samedi 12 janvier 2008 10:20

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 05:25

.Chapitre 1.

.Chapitre 1.
Bonsoir tout le monde !

Ici Didany ^^
D'abord, merci pour les commentaires, ils font très plaisir dès le début de cette fic =)

Alors, ensuite, quelques petits trucs à savoir :
Je m'occupe d'écrire les chapitre POV Bill, et pour Naraulie, ça sera Tom,
m'enfin elle vous expliquera tout ça au prochain chapitre.

Enjoy.

Bizoux <3
Didany.

.Le Chemin des Cerisiers.
.Chapitre 1.
+
+

Cette maison est réellement... Gigantesque, sublime. Je pense n'en avoir jamais vu de telle auparavant. Lorsque j'ai réussi à faire passer la voiture sans l'avoir griffé jusque dans l'allée de gravier blanc menant à la maison et que je me suis tourné vers Tom, il pensait vraiment que je me moquais de lui. Ou que j'étais fou d'avoir – selon lui, pour le moment – loué une telle maison. Mais comme je lui ai répété, ce n'est pas tous les jours que nous avons enfin la liberté de prendre des vacances.
Lorsque nous sommes arrivés, l'après-midi était déjà bien avancée, et nous avons visitée attentivement chaque pièce de cette maison. A chaque fois que nous passions une nouvelle porte, Tom me regardait comme si j'étais un fou, et que tout ceci était bien trop beau pour nous. Moi, je ne trouve pas.
Ca change réellement de tous les hôtels luxueux dans lesquels nous envoie David – notre producteur – lors de nos tournées. Cette maison semble assez vieille, et on trouve du parquet dans pratiquement toutes les pièces. Dans le salon, il reste aussi une grande cheminée. C'est si joli...

Je reste songeur sur mon canapé. Tom est monté se laver – il a parié qu'il testerait les quatre salles de bain avant la fin de la soirée, chose qu'il ne fera de toute façon pas. Il faudrait que je pense à prendre des nouvelles de Gustav et Georg.
Gustav et Georg, ce sont nos meilleurs amis, les personnes avec lesquelles nous avons fondés notre groupe, respectivement batteur et bassiste. Ce sont des types bien, toujours compréhensible au possible. Il faut d'ailleurs que je pense à les appeler, afin de les faire profiter de cette demeure... Elle est si grande que j'ai conseillé à Tom d'avoir toujours son portable sur lui, afin de pouvoir me joindre si jamais il se perdait. Sur quoi il s'est mis à bouder. Pauvre Tom, martyrisé par son frère.

Il a choisi la chambre face à la mienne – enfin, face est un bien grand mot. Il a pesté pendant un long moment comme quoi les chambres étaient trop loin l'une de l'autre – effectivement séparées à chaque fois de presque un demi couloir. Mais pourquoi se plaindre de cette distance alors qu'il finira comme toujours dans ma chambre, presque à coup sûr ? Ce garçon se plaint trop pour des choses complètement futiles.

Deux bras viennent entourer mes épaules et un menton se pose contre le sommet de ma tête. Je profite de l'odeur qui vient m'envelopper, si magique. Nous restons silencieux un long moment, et je finis par fermer les yeux de bien être. Je suis toujours mieux dans les bras de Tom que n'importe où ailleurs.

« -Tu ne commences pas à avoir faim ?
-Hum, pas spécialement pourquoi ?
-Parce que moi si.
»

Cette phrase veut tout dire. Tom a faim, et si nous tenons à garder la cuisine dans un état intact pour notre premier jour ici, il faut que je m'y traîne et que je ne le laisse pas toucher à des choses communes telles que le four, le micro-onde ou encore la gazinière.

« -C'est dommage quand même, je le nargue.
-Bon, je vais me débrouiller seul alors.
-Petit Tom ? Va d'abord faire les courses.
»

Je me retourne et je ris devant sa tête étonnée. Il déteste que je le surnomme ainsi, et de surcroît, il déteste aller faire les courses – bien que dans ce petit village, il y ait très peu de chance que quelqu'un soit fan de Tokio Hotel et ne vienne l'embêter. Il continue à me fixer longuement, et son visage semble soudain s'éclairer. Et lorsqu'il a des idées, ce n'est souvent pas une bonne chose pour moi.

« -Arrête de m'appeler comme ça je t'ai déjà dit...
-Mais je suis certain que tu adores !
je riposte aussi vite.
-Et arrête de me couper. Quitte à être obligé de sortir si je veux me nourrir, j'irais donc au restaurant. »

Qu'est-ce que j'avais dit. Les idées de mon jumeau sont généralement de mauvaises idées pour moi. Enfin, tout ceci reste quand même à voir, puisque étant donné la taille du village dans lequel se situe cette maison, il ne risque pas d'y avoir de restaurants aux alentours.
Et que nous sommes donc condamnés à faire les courses si nous voulons nous nourrir sous peu.

« -Petit Tom, il n'y a pas de restaurant ici... Mais le supermarché est quelques rues plus basses si tu veux. »

Je l'entends pouffer d'ennuie et ses bras se détachent de moi. Ca fait vide, quand il part. Il se retourne et me promet un bon repas pour le soir. Mon Dieu, faite qu'il sache comment on fait les courses, parce qu'avec lui, rien de bon n'est indiqué. Je l'entends pester – il ne trouve pas ses clés de voiture – me demander où ma veste et rangé et il part se servir dans mes poches. La porte claque brutalement. Peut-être un peu trop d'ailleurs, il va complètement ruiner la maison parti ainsi.




Je crois que je me suis endormi un peu. De plus, lorsque je relève les yeux vers la grande fenêtre, le soleil semble avoir commencé à disparaître, et Tom est assis en face de moi, à me regarder avec un sourire plein de tendresse fiché sur son visage. Depuis combien de temps déjà me regarde-t-il comme ça ? Je n'aime pas quand il fait ça, je ne suis pas à regarder. Pourquoi ? Je ne sais pas. Cela dit, c'est toujours bien plus agréable quand c'est son regard que je sens contre ma peau, que n'importe quel autre.
Il me tend ses bras et je me lève et titube jusqu'à son fauteuil avant de m'avachir dans ses bras, le temps de me réveiller au mieux. J'essaye de me persuader de ne pas fermer les yeux, je me rendormirais sinon instantanément. Je m'emplis les poumons de son odeur enivrante, et je m'étire – tout en essayant de ne pas le frapper, le pauvre.

Les courses. Mince, s'il est rentré, ça veut dire qu'il a terminé les courses. Je me lève brusquement avant de courir – enfin, d'avancer aussi rapidement que je le peux après cette petite sieste – jusqu'à la cuisine. Aucune trace d'aliments présent sur la table, les chaises, ou qui serait susceptible de traîner par terre dans un sachet. Je sens qu'il arrive derrière moi, et il me suggère d'un regard d'aller ouvrir les placards ou le frigidaire. J'avance au plus près et ouvre la petite porte de l'étagère. Voyons voir tout ce qu'il a pu acheter.
Coquillettes, spaghetti, ravioli, riz... Et bien, de toute façon je pense que ce sont les seuls aliments que nous sommes en mesure de cuisiner sans finir en intoxication alimentaire. J'ouvre la deuxième porte de placard pour tomber sur des choses qui ressembles plus à... Tom simplement. Schokobons, Nutella, Haribo, la grande majorité de son alimentation. Je remarque quand même qu'il a acheté des fruits qu'il a disposés dans la corbeille en bout de table.
Est-ce réellement lui qui a été acheter toutes ces choses raisonnable ou a-t-il soudoyé un voisin pour qu'il y aille à sa place ? Ce ne sont vraiment pas le genre de chose qu'il achèterait en temps normal. Enfin, en temps normal, nous n'avons pas de vacances, alors pourquoi ne pas croire à un miracle.

« -Etonné ?
-Plutôt... Depuis quand sais-tu ce qui est bon d'acheter afin de faire un repas équilibré ?
je ris doucement. »

Il me tire la langue avant d'aller chercher le chocolat dans le placard et de l'enfourner dans sa bouche à une vitesse inouïe. Il va finir par s'étouffer avec s'il continue ainsi. Il manque d'exploser de rire en voyant ma tête déconfite et je recule d'un grand pas en le voyant ainsi, de peur qu'il ne crache tout sur moi. Tom est pire qu'un enfant, avec lui, on n'est jamais trop prudent. Mon tee-shirt est encore propre, je ne vois pas l'utilité qu'il aurait à venir le tâcher, sinon qu'il serait obligé de le porter à laver.

« -Tu as appelé Georg et Gustav ? je lui demande, une fois sûr qu'il ait bel et bien terminé ses confiseries.
-Je te regardais dormir, je ne peux pas tout faire. »

Un sourire malicieux s'affiche sur son visage et c'est moi qui vais finalement m'appuyer contre lui, avant de lui chuchoter :

« -Il faut connaître ses priorités, tu aurais dû appeler nos amis.
-Je connais parfaitement mes priorités, c'est pour ça que j'ai préféré te surveiller.
»




Je suis encore assis sur le canapé de la grande bibliothèque. Je ne saurais dire pourquoi, mais cette pièce me plaît particulièrement. Les couleurs y sont chaleureuses, autant les grands lustres dorés qui s'accordent si bien aux immenses étagères de bois foncés que les murs de ce rouge si intense et si beau.
Je m'enfonce un peu plus le sofa et je soupire de bien être. C'est une vie rêvée après tout. Personne ici ne nous adule pour notre musique et cherche à tout prix à nous voir – pour une fois – nous sommes... En paix. Et puis, cette demeure est incroyablement magique. Tout, dans chaque pièce attire le regard, c'est un endroit incroyable de tel qu'il doit en exister peu dans le monde. De plus, je suis ici avec mon jumeau. Que pourrais-je demander de plus actuellement ?
Je l'entends arriver d'ailleurs. Impossible de faire l'impasse sur ses pas qui résonnent dans la pièce qui était jusqu'alors silencieuse. Il s'installe rapidement à côté de moi, sans prendre la peine de me regarder. Après tout, pour quoi faire ?

« -Tu as décidé de te cultiver ?
-Aha, je n'ai pas besoin de lire encore pour être plus cultivé que toi petit Tom.
»

Il grogne quelques mots que je n'arrive pas à discerner et il vient s'appuyer contre moi, sa tête se posant délicatement contre mon épaule. Je ferme les yeux et un sourire vient s'accrocher à mes lèvres. Vraiment, je ne vois pas ce qui pourrait nous manquer actuellement. C'est simplement la vie. Loin des photographes, des paparazzis, des plateaux télévisés et des salles de concert remplies au point que les personnes venues passer un bon moment se retrouvent entassées les unes sur les autres.
Alors que je soupire légèrement, je sens les bras de Tom venir entourer ma taille, et je le sens se blottir un peu plus fort contre moi.
Je baille longuement, commençant à sentir le sommeil me gagner, et mon frère semble être dans le même état que moi. Je me relève péniblement, et d'un signe de tête, je fais comprendre à Tom qu'il est peut-être l'heure de monter nous coucher. Autant profiter des immenses chambres présentes ici, plutôt que de s'endormir bêtement dans un canapé.

Lorsque nous arrivons devant la porte ma chambre, Tom me fixe longuement – et je suis bien incapable de me soustraire à un tel regard, alors je me contente de l'observer également. Ses yeux sont si vivants et tellement remplis de tendresse... C'est un plaisir de se perdre dans leur profondeur. Et puis, après quelques minutes – qui me semblent trop courtes – il s'approche de moi et pose ses lèvres contre les miennes avant de murmurer une « Bonne nuit petit frère ». Je reproduit ses gestes, accentuant même la pression de mes lèvres contre les siennes, et je me décide à passer la porte de ma chambre.

En même temps que j'entre dans la salle de bain attenante à la chambre, je laisse mes pensées dériver. Vers Tom.
Tom est mon jumeau. C'est toute ma vie je dirais même. Je n'ai jamais rien entrepris sans lui, et mon histoire est calquée à la perfection sur la sienne. Tous les détails concordent. Nous avons toujours été si proche l'un de l'autre, s'en est presque troublant. Lorsque Maman a jugé que nous étions en âge d'avoir des chambres séparées – nous avions alors peut-être six ans ? – ç'a été le déluge dans la maison. Nos affaires étaient toujours mélangés, et presque tous les matins, elle nous retrouvait endormis dans le même lit. Ce qu'elle n'a d'ailleurs jamais compris. Et elle s'y est finalement habituée.
Et puis, nous avons gardé cette habitude d'enfant, de nous embrasser sur la bouche. Malgré l'âge, c'est resté. Et jamais aucun de nous deux n'a trouvé quelque chose à redire. C'était simplement naturel.
Nous deux c'est ambigu. Ca l'a toujours été, et au fond de moi, j'espère que ça le restera. C'est comme si nous étions en plein milieu de la frontière séparant la fraternité de l'inceste. Et nous prenons ça presque... Comme un jeu. Entre les baisers et les caresses parfois trop appuyées qui glisse sur le visage, la nuque ou le dos.

J'entre dans mon lit. Qu'est-ce qu'il est grand ! Je vais m'y perdre tout seul...
Enfin, je suis le fil de mes pensées. Tom. C'est une partie de moi finalement, c'est pour ça que j'aime tant les contacts avec lui au point de ne plus pouvoir m'en passer. C'est l'une des rares choses qui me permet de tenir d'ailleurs : si je ne vais pas bien, seules ses lèvres sur mon visage sont capables de me rassurer.
Finalement, mes yeux se ferment tout seul. Les journées de bonheur sont au final épuisantes.



« -Bill ? Réveille-toi s'il te plait...
-Tom ?
-Je... J'arrive pas à dormir tout seul, c'est trop grand, trop inconnu...
-Allez, viens.
»

Je me frotte péniblement les yeux et essaye de rassembler mes pensées. C'est la nuit, nous sommes dans cette immense maison encore nouvelle pour nous et Tom vient d'entrer dans ma chambre.
Je soulève la couverture pour qu'il puisse se glisser à côté de moi et je lui ouvre mes bras, dans lesquels il vient rapidement se blottir. Je sens battre son c½ur un peu trop fort contre le mien et sa joue brûlante vient se frotter contre la mienne. Il tremble légèrement, presque imperceptiblement, et se colle toujours plus fort contre moi, comme s'il avait peur que je ne disparaisse.
Il aurait du venir ici tout de suite, au lieu de s'entêter et de terminer la nuit en cauchemardant.

« -Raconte moi tout ça Petit Tom. »

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 13:13

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 06:52

Chapitre2

Chapitre2
Bonjour tout le monde!
Premier article sur ce blog =O

Bon, certains me connaissent, d'autres non. Je ne dis pas ça pour me présenter,
on s'en tape, juste que je suis du genre longue. J'ai toujours 3 millions de choses à
faire que je repousse toujours et un jour, il faut que je fasse tout, dont ce chapitre =D

Donc, je l'ai commencé, pas fini (évidemment). Promis, je me dépêche.

Je voulais aussi vous mettre
le "mode d'emploi" de ce blog:

Alors Dida et moi écrivons un chapitre chacune. Les siens sont écrits en noir
moi en bleu, elle est en POV Bill, je suis en POV Tom. Mélangez pas, ça pourrait
être compliqué =P

Aussi... Je suis d'une patience infinie donc les décos... Le moins possible
pour moi =D
Je mets en page hein, juste que j'ai pas la patience de faire de belles décos, donc c'est
un bon moyen aussi de nous reconnaître.

Voilà. Fallait juste que je vous dise ça.

Chapitre le plus vite possible.
Bizoux.
Naraulie.


Toujours le même cauchemar. Je me réveille en sueur et me dirige en titubant vers la chambre de Bill. Il m'accueille, comme à chaque fois, me demande de lui raconter et pour la énième fois je lui raconte. Il connaît chaque détail de ce cauchemar. Peut-être même mieux que moi. Je m'endors, le c½ur apaisé.

Quand je me réveille, Bill est écroulé en étoile, la bouche entr'ouverte, une jambe en travers des miennes et le torse soulevé par une respiration régulière. Je souris et m'extirpe pour l'embrasser sur la tempe humide par la chaleur ambiante. J'en profite pour détailler la chambre de mon jumeau... Enfin, sa chambre qui pourrait très bien être la nôtre. Les murs sont blancs nacrés, tout un pan du mur est mansardé et une immense lucarne (et sinon... On avait bien parlé de fenêtre pas des meurtrières ??) laisse entrer la lumière. Le soleil produit l'ombre de la chaise, sur laquelle Bill a négligemment jeté son jean et son t-shirt la veille, sur le mur. Un sourire se fend sur mes lèvres et je prends une grande bouffée d'air... Entreprends de tousser immédiatement. La chambre sent le sommeil. Je me lève le plus doucement possible et vais ouvrir la fenêtre. Je jette ensuite le drap sur le torse nu de mon frère, l'embrasse une dernière fois sur le coin de la lèvre et descends sans oublier de prendre mon portable !

Je trouve avec quelques difficultés la cuisine et une envie de croissants me prend... Evidemment, j'ai tout acheté sauf ça. Je remonte, me rhabille rapidement et sors. Bien. Il faut que je retourne en ville. Hum. On est arrivé par où déjà ? A droite : ce chemin terreux. A gauche : Pareil. Avant d'avoir ce chemin, il y avait bien une minuscule rue, non ? J'ai même vu le teint de Bill blêmir parce qu'il savait qu'une seule égratignure à ma voiture et... D'accord, je ne lui aurais rien fait, mais ça il n'est pas censé le savoir. Je n'ai pas encore mangé, je n'ai donc pas les capacités requises pour réfléchir. Je change d'avis et rentre dans la maison. Tant pis, les croissants, ce sera pour demain. Je mets trois bonnes minutes à retrouver la cuisine, mon estomac gronde et je sens ma mauvaise humeur pointer le bout de son nez. Je respire un grand coup et me dépêche de faire chauffer l'eau. Je cherche ensuite où est-ce que j'ai rangé le thé et mets de nouveau une minute trente avant de le trouver. Cette fois, je suis de mauvais poil. Cette maison est quatre fois trop grande, on retrouve rien. Je vais même finir par y perdre Bill. Bill... Il me suffit de penser à lui pour que mon c½ur s'apaise. Mon sourire revient instantanément, et je m'installe sur le bord d'une chaise en dégustant ce thé... Infect. Soit. Je le bois quand même.

Mon regard se perd au-delà de la fenêtre et j'admire le paysage. Je ne sais pas combien de temps il se passe, dix minutes ? Une heure ? Plus ? Je sens deux bras enlacer mes épaules et un soupir de bien-être s'échappe de ma gorge. Bill pose ses lèvres sur le haut de mon crâne et regarde dans la même direction que moi. Je souris malgré moi. Nous sommes bien plus que jumeaux. Deux âmes-s½urs. Peut-être même plus. Toujours à regarder partout ensemble. Il défait son étreinte, m'embrasse juste en-dessous de l'oreille et je grogne de contentement. Il rit doucement, douce mélodie à mes oreilles et prend un thé à son tour. Je souris contre ma tasse.

« Yeuuuh. Tom ! C'est quoi ça ? »
« Du thé ? »
je propose.
« C'est infect. »
« Je sais. »


Je souris de nouveau et prends sa tasse. Je la vide dans l'évier et remarque désespérément que la cuisine est dépourvue de lave-vaisselle. Le Moyen-âge. Je n'ai pas le temps de respirer que Bill m'attrape la main, mon c½ur bat plus vite, et me traîne à travers un nombre incalculable de pièces avant de me faire penser dans ce qui semble un couloir.

« On est où là ? »

Il pose un doigt sur ma bouche. C'est ça ferme-la Tom.

« Ferme tes yeux petit Tom. »

J'obéis et je sens sa main prendre la mienne et il me dit de faire attention, qu'il y a une marche. Je prends donc garde de ne pas trébucher. Je sens le soleil sur ma peau. On est dehors. Perspicace Tomi. Je tente d'ouvrir un ½il mais il me met un coup dans les côtes. Je vous assure que, des fois, avoir un jumeau c'est pénible. Je continue donc de fermer les yeux et me concentre pour ne pas les rouvrir.

Je me sens trébucher, je n'ai même pas le temps de crier de surprise que mon corps rencontre l'eau. Je vais le tuer. Je remonte à la surface. Je m'apprête à lui hurler dessus (juste pour la forme, je vous l'accorde) quand mon regard se perd sur tout ce que je vois. Oh. Mein. Gott. Oh. My. God. Oh. Mon. Dieu. (Eh ouais ! Trilingue) Décrire ça ? Je vais avoir besoin de l'aide de Bill. J'ai pas assez de mot moi. Bon d'accord, j'essaye ! C'est... Grand. Je secoue la tête, regarde Bill qui me fait ce petit sourire craquant et je pose de nouveau mes yeux sur ce qui m'entoure. La piscine fait une bonne vingtaine de mètres de longueur sur quinze de large je dirais. Le jardin... J'y connais rien mais soixante hectares me paraît correct. Des arbres à perte de vue, de la pelouse verdoyante, des fleurs un peu partout, une balancelle (je m'y vois déjà) une terrasse immense et un barbecue sur lequel je ne m'aventurerais pas, Bill s'en chargera.

Je sors péniblement de l'eau, toujours sous le choc. Mes larges vêtements me collent à la peau et Bill m'enlace. Je le serre maladroitement.

« Alors, ça te plaît petit Tom ? »
« Bill... C'est magnifique ! Ca a dû te coûter une fortune de louer une telle maison ! Oh mon Bill ! »


Pour que je l'appelle mon Bill, c'est que je dois être plus sous le choc que je ne le croyais. Je le sens sourire contre ma joue où il dépose un baiser tendre. Je me défais de lui et le regarde.

« Il ne me semble pas que tu m'aies dit bonjour. »

Il me lance un sourire immense et pose ses lèvres pendant quelques secondes trop courtes sur les miennes. Je laisse mes mains sur ses reins, le caressant du pouce à travers son t-shirt. Il se colle un peu plus à moi et cale sa tête sur mon épaule. Nous soupirons de bien-être. Nous restons un moment comme ça, jusqu'à ce que je décide de prendre une douche.

« Viens, je vais te montrer quelque chose. »

Je le suis avec grand plaisir. Nous passons encore une fois dans d'innombrables pièces, montons à l'étage et je découvre tout bêtement, que chaque chambre est fournie avec sa salle de bain, en plus des autres salles de bains présentes. Mettant déshabillé dans la chambre, je ne l'avais pas remarqué. Il me laisse me doucher et je me faufile sous la douche.

« Biiiiiiiiiil ! » j'hurle.

Il arrive doucement, un sourire satisfait sur les lèvres.

« Oui ? »
« Pourquoi l'eau est froide ? »
« Le chaud et le froid sont inversés. »
rit-il.

Je lui tire la langue et inverse les robinets. C'est bien mieux. Je tourne le dos à la porte vitrée de la douche et laisse l'eau caresser mon corps. Je ressens chaque goutte qui glisse, j'ai l'impression qu'elles sont à l'intérieur de moi. L'eau est bénéfique. Je me retourne et remarque que Bill m'observe. Je sors de la cabine, entoure mes hanches d'une serviette et l'interroge du regard. Pour toute réponse, il se sert de nouveau dans mes bras. Je l'y accueille avec chaleur.

« J'aime me coller à toi quand t'es tout mouillé. »
« Pourquoi ? »
je demande.
« Parce que... »

Réponse on ne peut plus claire. Il me relâche et repart dans sa chambre. Je passe un boxer, me lave les dents et cherche dans ma valise un short de bain et un t-shirt. Je rejoins Bill qui est en train de se laver et en profite pour me rallonger sur le lit et ferme les yeux. Quelques minutes plus tard l'eau de sa douche se coupe et je sens la passer à travers mon t-shirt, je rouvre les yeux de stupeur et remarque que Bill s'essore les cheveux sur mon haut au niveau du ventre...

« Bill ! » je râle.

Il ne prend pas la peine de répondre et retourne dans la salle de bain avec un petit rire. Très bien, s'il veut la guerre... Je fouille toutes les pièces du premier étage avant de trouver ce que je cherchais. Je cours dans ma chambre (après m'être trompé deux fois de pièces) et remplis le seau d'eau.

« Qu'est-ce que tu fais ? » me demanda Bill au-dessus de mon épaule.

Je sursaute et me mets de l'eau partout... Ok, pour cette fois c'est raté mais je me vengerais ! Je ne lui réponds pas, change de t-shirt et nous descendons au jardin.

« Comment t'as fait pour trouver c'te maison ? »
« Je cherchais où partir en vacances et je n'avais pas envie de partir loin. Je suis tombé sur le site où ils ven... Louaient la maison, j'ai pas résisté. »


Je hoche la tête et ferme les yeux. Plus confortables que ces transats, y'a pas ! Le soleil brûle agréablement nos peaux et je prends la main de mon jumeau. Il entremêle nos doigts et me caresse du pouce. Un sourire se fige sur mes lèvres, comme à chaque fois que nos peaux sont en contact.

« T'as appelé Gus et Georg au fait ? » me rappelle-t-il.
« Quand aurais-je trouvé le temps ? Faisons-le maintenant. »

On se regarde... Nos portables sont restés à l'étage. Bon, on les appellera plus tard. Bill sourit et une envie de tendresse mêlée de vengeance me prend. Je me lève, passe un bras sous les genoux de mon jumeau, l'autre sous ses bras. Une, deux, trois. Tchia ! Pas qu'il soit lourd mais... Bah on fait le même poids. Il me regarde attendri... Le pauvre, s'il savait. Je l'embrasse sur le front et il ferme les yeux de bonheur, parfait ! Je souris de victoire et le balance dans la piscine.

Quelques secondes passent et mon frère ne remonte pas à la surface. Mon pouls s'accélère, mes yeux s'arrondissent et je plonge immédiatement. J'attrape Bill et le fait respirer de l'air pur, jusqu'à ce qu'il éclate de rire.

« Je t'ai eu ! »

Je lui balance une grande giclée d'eau.

« Tu m'as fait peur Bill. » je dis d'une petite voix.

Il se rapproche de moi, passe ses jambes autour de mes hanches et colle son torse contre le mien.

« Excuse-moi petit Tom. »

Je l'enlace à mon tour et nous restons quelques minutes comme ça jusqu'à ce que nous nous défassions et sortons. Evidemment nous n'avons pas de serviettes et devons attendre de sécher, ce qui ne prend pas tant de temps, et rentrons appeler nos meilleurs amis. Je mets mon portable sur haut-parleur et nous nous mettons sur le ventre, sur mon lit. Malheureusement, aucun des deux ne répond, on ne peut pas leur en vouloir, ils sont en vacances eux aussi.

« Il se fait faim petit Tom. »

J'acquiesce et l'emmène à la cuisine, les placards sont plein à craquer mais nous n'avons aucune idée de ce que nous pouvons faire.

« Pizzas ? » dit-on d'une même voix.

Bill cherche dans l'annuaire le numéro du livreur pendant que j'appelle notre mère à qui je demande de venir avec Gordon passer le week-end. Elle accepte et nous raccrochons en même temps.

« Maman et Gordon viennent ce week-end ? » demande Bill.
« Comment tu le sais ? »
« Je lis en toi comme dans un livre ouvert petit Tom. »


Je le pousse légèrement avant de l'enlacer et d'embrasser son front. Bill relève sa tête et je pose mes lèvres sur les siennes quelques secondes.



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# Posté le mercredi 23 janvier 2008 08:14

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 14:24

.Chapitre 3.

.Chapitre 3.
Bonsoir tout le monde !

Alours.
Merci à toutes pour vos coms !
Ils nous font vraiment plaisir =)
Voilà pour la suite, déjà =O

Enjoy.

Bizoux <3
Didou-Chan

Pix : Un Moche beau =O Imposteur, rendez nous le vrai Bill, le Moche v_v

.Le Chemin des Cerisiers.
.Chapitre 3.
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J'ai du mal à croire que nous ne sommes ici que depuis deux jours. J'ai la grande impression de connaître cette maison depuis toujours, d'y avoir toujours passé toutes mes vacances depuis tout petit. Et puis surtout, c'est comme si nous étions nous. Comme si Tokio Hotel était bien loin derrière nous, et même plus : comme si cette vie ne nous appartenait pas.
Après tout, être ici dans ce coin de paradis, avec Tom, sans aucun paparazzi, sans aucun fan devant la maison, sans le moindre magazine duquel nous ferions la couverture... Ca ressemble à un autre monde, une autre réalité. Et j'avoue m'en porter extrêmement bien. Mieux peut-être même.
Plus besoin de se cacher, plus besoin de faire attention à ce que l'on dit ou fait, plus besoin de raconter toujours les mêmes choses durant les mêmes interviews... Une nouvelle routine qui s'installe ici, mais tellement plus agréable !

Tom doit sûrement être à l'étage. Ou peut-être dehors. Peut importe où, j'ai envie de le voir. S'il croit que tous les midis je vais faire à manger pour son bon plaisir avant de débarrasser la table et d'aller faire la vaisselle, il se trompe sur toute la ligne. Il n'aurait pas non plus envie que je lave et repasse ses vêtements par le plus grand des hasards ? Mon jumeau est d'une fainéantise incroyable concernant toutes les tâches ménagères qui incombent lorsque l'on possède une telle propriété. C'est vrai qu'il faudrait d'ailleurs songer à une femme de ménage, parce que je ne me vois pas laver le sol de chacune des pièces de cette maison chaque semaine.
Quoi qu'il en soit, pour le moment j'ai besoin de manger. Et je n'ai pas envie de m'embêter à faire à manger pour deux. Il ne le fait lui-même pas, pourquoi le ferais-je ? Enfin, pourquoi le ferais-je aujourd'hui alors que je n'en ai pas envie ? Tomi trouvera dans tous les cas un moyen de me piquer mon assiette. Histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes, n'est-ce pas ?
Je remplis une casserole d'eau avant d'aller la poser sur le gaz. Des pâtes, voilà en quoi consistera mon repas de ce midi.

Le temps que l'eau se mette à bouillir, je décide de partir à la recherche de mon frère. Je ne l'ai pas vu depuis déjà quelques heures – depuis le petit-déjeuner pour être précis – et ça commence à m'angoisser. Je monte à l'étage, et commence par regarder dans sa chambre. Mais bien sûr qu'il n'y est pas. Même ses affaires il les a déménagés dans ma chambre. Ce qui est en soit bien plus pratique, si l'on considère qu'il a de toute façon élu domicile dans ma chambre. Pour mon plus grand plaisir, je suis bien obligé de l'avouer. Dormir à ses côtés est toujours bien meilleur, bien plus confortable et surtout bien plus apaisant que d'être seul. Lorsque j'ai terminé les pièces du premier étage, je commence réellement à m'inquiéter en ne le voyant pas. Bon, pas de panique, soyons méthodique. S'il n'est dans aucune des chambres, ni même dans le salon, peut-être qu'il est retourné dans la cuisine.
La cuisine où l'eau des pâtes doit déjà s'être à moitié évaporée. Mon Dieu, c'est bien trop difficile de devoir à la fois gérer le repas et le grand frère. Ne pas tomber en courant dans les escaliers, ne pas se brûler en retirant la casserole du gaz, ne pas oublier de mettre les pâtes dans l'eau et de baisser le feu.

Peut-être qu'il est dehors. Je sais qu'il adore la piscine, il est sûrement en train d'y paresser. Pas le temps de sortir, il ne manquerait plus que l'eau déborde de la casserole – je crois que c'est la première fois de ma vie que l'avenir du repas m'inquiète autant. La fenêtre de la bibliothèque donne sur la piscine. Ca sera amplement suffisant, surtout si je ne tiens pas à avoir à me changer avant d'aller manger.
Je traverse rapidement le couloir avant d'arriver dans la bibliothèque. Je cours presque jusqu'à la fenêtre que j'ouvre avec empressement pour constater que Tom n'est pas allongé au bord de la piscine. Mon Dieu, mais où est-ce qu'il est allé ?! Je commence légèrement à paniquer et je referme violemment la fenêtre.

« -Bill ? »

Je me retourne en direction de sa voix, et je constate qu'il est assis dans le sofa, un livre ouvert dans la main. Qui aurait cru que j'aurais du chercher dans la bibliothèque et que Tom serait allé lire ? Les battements de mon c½ur ne semblent pas vouloir se calmer, et j'ai l'air... Nul, je dois bien l'avouer. Il me regarde, un peu surpris, attendant certainement que je prenne la parole. Mais que suis-je supposé dire ?

« -Qu'est-ce qui se passe ? il murmure doucement.
-Je... Tu... Enfin, depuis ce matin... »

Très convainquant, j'en suis persuadé. Je suis quand même assez pathétique parfois. Lui, il continue à me regarder avec un sourire amusé figé sur les lèvres. Et moi, je ne sais pas quoi faire. Quoi que, si je m'écoutais, je ne me poserais pas de questions plus longtemps et j'irais me blottir dans ses bras le temps de calmer la frayeur qu'il a provoqué en moi. Je n'aime pas être séparé de lui trop longtemps, c'est comme si j'étais séparé d'une partie de moi. Parce que c'est ça en fait, Tom est une partie de moi, qu'on m'a arraché à la naissance.

« -Allez viens, ne t'angoisse pas plus longtemps pour rien. »

Je ne me fais pas prier. En quelques pas rapides j'arrive jusqu'au canapé, et je n'attends pas qu'il ait posé son livre pour venir me vautrer contre le lui. Mes jambes l'enserrent et mes bras agrippent sa nuque. J'inspire profondément son odeur, qui vient apaiser mes poumons et calmer ma respiration. Il laisse ses mains glisser le long de mon dos et doucement, au fur et à mesure de ses caresses, mon c½ur se calme également, ajustant ses battements sur ceux du c½ur de Tom.
Doucement, il m'oblige à relever la tête. Je dois avoir l'air d'un fou, j'en suis persuadé. Mais il connait ce sentiment, il ne fera aucune remarque à ce sujet. Ses yeux fixent les miens sans les lâcher et mû d'une envie soudaine, je pose mes lèvres sur les siennes. Pour me prouver qu'il est là et que je n'ai plus de raison de me torturer l'esprit.

« -Ca va mieux Bill ? »

Ses mains caressent mes cheveux avec douceur, et je ne peux m'empêcher de sourire. Mon jumeau n'est pas le tombeur de filles pour lequel il passe auprès de la presse et de tous nos fans. Bien au contraire même. Tom est quelqu'un d'attentionné pour ceux qu'il aime, toujours prêt à rendre service – enfin, dans la limite de son possible. Et pour moi, il est encore plus précautionneux. Comme si j'étais trop fragile, presque cassable.

« -Je pense... Je... Je ne t'avais pas vu depuis plusieurs heures et...
-Je suis désolé, j'aurais dû te dire que j'étais ici
, il déclare d'une petite voix.
-Mais qu'est-ce que tu fais ici d'ailleurs ? Tu ne m'avais pas dit que tu savais lire, je pensais qu'on se disait tout pourtant... »

Ses yeux s'agrandissent et il fait mine de bouder. Pauvre Tomi, c'était méchant de ma part. Je me saisis du livre qui git toujours sur le canapé et qui a été balancé n'importe comment quand je lui ai sauté dessus. Wuthering Heights. On dirait qu'il se met à la littérature.

« -Un livre avec bien plus de cinquante pages, écrit en petites lettres et sans image... Imposteur, rendez-moi mon frère ! »

Il me regarde toujours avec ses grands yeux et sans prévenir, il se met à me chatouiller. Mon Dieu je déteste ça, et il le sait ! Je me tortille dans tous les sens pour essayer d'être hors de sa portée, mais étant tout de même assis sur lui, mes efforts restent vain.

« -Tom... Tom arrête. J'ai oublié les pâtes ! »

Il me regarde bizarrement, comme si je venais de dire une chose complètement inimaginable dans un moment pareil. Mais il comprend vite de quoi il s'agit : notre repas, et un repas ça ne se rate qu'en des occasions très spéciales – et quasi-inexistantes.
Il me pousse sur le côté, se dépêche de me tirer pour que je me relève et cour jusqu'à la cuisine en m'entrainant à sa suite. Il se jette sur la casserole et je lui tends une passoire. Un bloc de pâtes pâteuses, c'est le cas de le dire. Après une cuisson d'une grande demi-heure au lieu des dix minutes normales, je comprends aussi l'état de notre repas.
Mon jumeau me regarde avec un air plus que désolé, et c'est plus fort que moi, je n'arrive pas à m'empêcher de rire. Voir Tom, avec sa passoire remplie d'un bloc collant de pâtes est une vision assez déroutante et singulière.

« -Pizzas ?
-Pommes, ça suffira pour ce midi.
-J'approuve.
»





« -Tu en es sûr Tom ?
-Mais oui je te dis, je suis grand voyons.
-A parler comme ça, tu n'en donnes pas l'impression,
je ne peux m'empêcher de le narguer.
-Si ça ne va pas – ce qui n'arrivera pas – je sais où tu es.
-Bon...
»

Je continue à fixer Tom, sans comprendre. Pourquoi donc s'obstine-t-il à vouloir dormir seul alors que je sais très bien que, malgré tout ce qu'il peut dire, il finira indubitablement dans ma chambre, tremblant et apeuré ? Ce garçon se surestime un peu trop, et le connaissant par c½ur, je suis certain de ce que j'avance. Mais je le laisse faire.
Je vais embrasser ses lèvres, et il me retient contre lui dans une étreinte douce, comme s'il voulait se donner du courage. Il ne devrait pas.

« -Tom... Reste. »

Il m'embrasse et regagne sa chambre. Je ne le comprends pas toujours comme je le devrais. C'est comme s'il avait quelque chose à se prouver à lui-même, mais ce cauchemar revient toujours le hanter. Je sais qu'il voudrait faire face à ce rêve, mais il est encore trop tôt, il devrait plutôt songer à se reposer.

Je vais dans la salle de bain prendre une douche rapide et je retourne dans ma chambre. Je ne fermerais pas les volets ce soir, le ciel est bien trop beau, et je sais que cette vue m'apaisera. Je garde les yeux ouverts et fixés sur la fenêtre, mais le sommeil ne vient pas comme je l'avais prévu.
Je redescends dans la cuisine et mets de l'eau à chauffer pour préparer du thé. Je me demande si Tom a déjà réussi à s'endormir. Mais j'ai le c½ur léger, et s'il dort déjà il ne doit pas être en train de cauchemarder. Je prends ma tasse et remonte rapidement, en essayant de ne pas faire craquer le parquet.
Lorsque j'ouvre la porte de ma chambre, je sais ce qui a changé.

« -Tu auras décidé de m'écouter ?
-Qu'est-ce qui nous est arrivé, tu le sais Bill ?
»

Je ne comprends pas sa question. Je pose la tasse brulante sur la table de nuit et vais m'assoir derrière lui, le forçant à s'allonger contre mon torse. Il le fait sans protester et serre mes mains dans les siennes.

« -Raconte-moi tout Petit Tom.
-Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment on a fini par en arriver là, à être isolé pour avoir la paix. Je ne sais même plus qui j'étais, avant, avant tout ça. Quand le succès n'était pas là et que nous pouvions sortir et nous amuser. J'ai oublié comment on faisait tout ça. Je voudrais avoir à nouveau un foyer, avec toi, pouvoir voir nos amis lorsque nous le voulons sans avoir à nous cacher.
»

Je caresse distraitement son avant-bras, et je niche ma tête dans le creux de son cou. Tout ce qu'il dit semble si réel.

« -Je voudrais pouvoir rester ici toujours. Chez nous finalement. Notre apparence, les gens que nous fréquentons, l'argent et la célébrité... Rien de ça ne nous rend heureux. J'ai juste besoin de pouvoir vivre, avec toi. Est-ce que tu es heureux, toi ?
-Je... Je ne sais pas. J'imagine que je devrais. Nous avons ce que tout le monde voudrait mais... C'est quelque chose de dur à supporter. Les choses changent, trop vite, sans qu'on ait le temps de se rendre compte de ce qu'on a et de pouvoir en profiter.
-Pourquoi ça revient maintenant ? Pourquoi les cauchemars sont là chaque nuit maintenant ? Alors que tout va bien ?
»

Je me contente de lui tendre la tasse de thé et de continuer à caresser son bras. Ca fait du bien d'entendre tout haut ce que l'on se contente de penser tout bas. Nous avons besoin d'exister pour nous. Mais pour le moment, nous avons besoin de dormir.

« -Reposes toi Tomi. Nous rediscuterons de tout ça demain, tu veux bien ?
-Tu ne pars pas ?
il chuchote doucement.
-Je te promets de ne pas bouger.
-Je t'aime Bill.
-Moi aussi Petit Tom, moi aussi.
»

Il se lève un peu, et tends le bras pour éteindre la lumière après avoir reposé la tasse vide. Je lève la couette pour lui permettre de passer en dessous et la rabat ensuite sur nous. Il se blottit contre moi, tourné vers la fenêtre et les étoiles qui brillent.

# Posté le mardi 29 janvier 2008 14:35

Modifié le mardi 12 février 2008 06:31