Bonsoir tout le monde !
Ici Didany ^^
D'abord, merci pour les commentaires, ils font très plaisir dès le début de cette fic =)
Alors, ensuite, quelques petits trucs à savoir :
Je m'occupe d'écrire les chapitre POV Bill, et pour Naraulie, ça sera Tom,
m'enfin elle vous expliquera tout ça au prochain chapitre.
Enjoy.
Bizoux <3
Didany.
.Le Chemin des Cerisiers.
.Chapitre 1.
+
+Cette maison est réellement... Gigantesque, sublime. Je pense n'en avoir jamais vu de telle auparavant. Lorsque j'ai réussi à faire passer la voiture sans l'avoir griffé jusque dans l'allée de gravier blanc menant à la maison et que je me suis tourné vers Tom, il pensait vraiment que je me moquais de lui. Ou que j'étais fou d'avoir – selon lui, pour le moment – loué une telle maison. Mais comme je lui ai répété, ce n'est pas tous les jours que nous avons enfin la liberté de prendre des vacances.
Lorsque nous sommes arrivés, l'après-midi était déjà bien avancée, et nous avons visitée attentivement chaque pièce de cette maison. A chaque fois que nous passions une nouvelle porte, Tom me regardait comme si j'étais un fou, et que tout ceci était bien trop beau pour nous. Moi, je ne trouve pas.
Ca change réellement de tous les hôtels luxueux dans lesquels nous envoie David – notre producteur – lors de nos tournées. Cette maison semble assez vieille, et on trouve du parquet dans pratiquement toutes les pièces. Dans le salon, il reste aussi une grande cheminée. C'est si joli...
Je reste songeur sur mon canapé. Tom est monté se laver – il a parié qu'il testerait les quatre salles de bain avant la fin de la soirée, chose qu'il ne fera de toute façon pas. Il faudrait que je pense à prendre des nouvelles de Gustav et Georg.
Gustav et Georg, ce sont nos meilleurs amis, les personnes avec lesquelles nous avons fondés notre groupe, respectivement batteur et bassiste. Ce sont des types bien, toujours compréhensible au possible. Il faut d'ailleurs que je pense à les appeler, afin de les faire profiter de cette demeure... Elle est si grande que j'ai conseillé à Tom d'avoir toujours son portable sur lui, afin de pouvoir me joindre si jamais il se perdait. Sur quoi il s'est mis à bouder. Pauvre Tom, martyrisé par son frère.
Il a choisi la chambre face à la mienne – enfin, face est un bien grand mot. Il a pesté pendant un long moment comme quoi les chambres étaient trop loin l'une de l'autre – effectivement séparées à chaque fois de presque un demi couloir. Mais pourquoi se plaindre de cette distance alors qu'il finira comme toujours dans ma chambre, presque à coup sûr ? Ce garçon se plaint trop pour des choses complètement futiles.
Deux bras viennent entourer mes épaules et un menton se pose contre le sommet de ma tête. Je profite de l'odeur qui vient m'envelopper, si magique. Nous restons silencieux un long moment, et je finis par fermer les yeux de bien être. Je suis toujours mieux dans les bras de Tom que n'importe où ailleurs.
«
-Tu ne commences pas à avoir faim ?
-Hum, pas spécialement pourquoi ?
-Parce que moi si. »
Cette phrase veut tout dire. Tom a faim, et si nous tenons à garder la cuisine dans un état intact pour notre premier jour ici, il faut que je m'y traîne et que je ne le laisse pas toucher à des choses communes telles que le four, le micro-onde ou encore la gazinière.
«
-C'est dommage quand même, je le nargue.
-Bon, je vais me débrouiller seul alors.
-Petit Tom ? Va d'abord faire les courses. »
Je me retourne et je ris devant sa tête étonnée. Il déteste que je le surnomme ainsi, et de surcroît, il déteste aller faire les courses – bien que dans ce petit village, il y ait très peu de chance que quelqu'un soit fan de Tokio Hotel et ne vienne l'embêter. Il continue à me fixer longuement, et son visage semble soudain s'éclairer. Et lorsqu'il a des idées, ce n'est souvent pas une bonne chose pour moi.
«
-Arrête de m'appeler comme ça je t'ai déjà dit...
-Mais je suis certain que tu adores ! je riposte aussi vite.
-Et arrête de me couper. Quitte à être obligé de sortir si je veux me nourrir, j'irais donc au restaurant. »
Qu'est-ce que j'avais dit. Les idées de mon jumeau sont généralement de mauvaises idées pour moi. Enfin, tout ceci reste quand même à voir, puisque étant donné la taille du village dans lequel se situe cette maison, il ne risque pas d'y avoir de restaurants aux alentours.
Et que nous sommes donc condamnés à faire les courses si nous voulons nous nourrir sous peu.
«
-Petit Tom, il n'y a pas de restaurant ici... Mais le supermarché est quelques rues plus basses si tu veux. »
Je l'entends pouffer d'ennuie et ses bras se détachent de moi. Ca fait vide, quand il part. Il se retourne et me promet un bon repas pour le soir. Mon Dieu, faite qu'il sache comment on fait les courses, parce qu'avec lui, rien de bon n'est indiqué. Je l'entends pester – il ne trouve pas ses clés de voiture – me demander où ma veste et rangé et il part se servir dans mes poches. La porte claque brutalement. Peut-être un peu trop d'ailleurs, il va complètement ruiner la maison parti ainsi.
Je crois que je me suis endormi un peu. De plus, lorsque je relève les yeux vers la grande fenêtre, le soleil semble avoir commencé à disparaître, et Tom est assis en face de moi, à me regarder avec un sourire plein de tendresse fiché sur son visage. Depuis combien de temps déjà me regarde-t-il comme ça ? Je n'aime pas quand il fait ça, je ne suis pas à regarder. Pourquoi ? Je ne sais pas. Cela dit, c'est toujours bien plus agréable quand c'est son regard que je sens contre ma peau, que n'importe quel autre.
Il me tend ses bras et je me lève et titube jusqu'à son fauteuil avant de m'avachir dans ses bras, le temps de me réveiller au mieux. J'essaye de me persuader de ne pas fermer les yeux, je me rendormirais sinon instantanément. Je m'emplis les poumons de son odeur enivrante, et je m'étire – tout en essayant de ne pas le frapper, le pauvre.
Les courses. Mince, s'il est rentré, ça veut dire qu'il a terminé les courses. Je me lève brusquement avant de courir – enfin, d'avancer aussi rapidement que je le peux après cette petite sieste – jusqu'à la cuisine. Aucune trace d'aliments présent sur la table, les chaises, ou qui serait susceptible de traîner par terre dans un sachet. Je sens qu'il arrive derrière moi, et il me suggère d'un regard d'aller ouvrir les placards ou le frigidaire. J'avance au plus près et ouvre la petite porte de l'étagère. Voyons voir tout ce qu'il a pu acheter.
Coquillettes, spaghetti, ravioli, riz... Et bien, de toute façon je pense que ce sont les seuls aliments que nous sommes en mesure de cuisiner sans finir en intoxication alimentaire. J'ouvre la deuxième porte de placard pour tomber sur des choses qui ressembles plus à... Tom simplement. Schokobons, Nutella, Haribo, la grande majorité de son alimentation. Je remarque quand même qu'il a acheté des fruits qu'il a disposés dans la corbeille en bout de table.
Est-ce réellement lui qui a été acheter toutes ces choses raisonnable ou a-t-il soudoyé un voisin pour qu'il y aille à sa place ? Ce ne sont vraiment pas le genre de chose qu'il achèterait en temps normal. Enfin, en temps normal, nous n'avons pas de vacances, alors pourquoi ne pas croire à un miracle.
«
-Etonné ?
-Plutôt... Depuis quand sais-tu ce qui est bon d'acheter afin de faire un repas équilibré ? je ris doucement. »
Il me tire la langue avant d'aller chercher le chocolat dans le placard et de l'enfourner dans sa bouche à une vitesse inouïe. Il va finir par s'étouffer avec s'il continue ainsi. Il manque d'exploser de rire en voyant ma tête déconfite et je recule d'un grand pas en le voyant ainsi, de peur qu'il ne crache tout sur moi. Tom est pire qu'un enfant, avec lui, on n'est jamais trop prudent. Mon tee-shirt est encore propre, je ne vois pas l'utilité qu'il aurait à venir le tâcher, sinon qu'il serait obligé de le porter à laver.
«
-Tu as appelé Georg et Gustav ? je lui demande, une fois sûr qu'il ait bel et bien terminé ses confiseries.
-Je te regardais dormir, je ne peux pas tout faire. »
Un sourire malicieux s'affiche sur son visage et c'est moi qui vais finalement m'appuyer contre lui, avant de lui chuchoter :
«
-Il faut connaître ses priorités, tu aurais dû appeler nos amis.
-Je connais parfaitement mes priorités, c'est pour ça que j'ai préféré te surveiller. »
Je suis encore assis sur le canapé de la grande bibliothèque. Je ne saurais dire pourquoi, mais cette pièce me plaît particulièrement. Les couleurs y sont chaleureuses, autant les grands lustres dorés qui s'accordent si bien aux immenses étagères de bois foncés que les murs de ce rouge si intense et si beau.
Je m'enfonce un peu plus le sofa et je soupire de bien être. C'est une vie rêvée après tout. Personne ici ne nous adule pour notre musique et cherche à tout prix à nous voir – pour une fois – nous sommes... En paix. Et puis, cette demeure est incroyablement magique. Tout, dans chaque pièce attire le regard, c'est un endroit incroyable de tel qu'il doit en exister peu dans le monde. De plus, je suis ici avec mon jumeau. Que pourrais-je demander de plus actuellement ?
Je l'entends arriver d'ailleurs. Impossible de faire l'impasse sur ses pas qui résonnent dans la pièce qui était jusqu'alors silencieuse. Il s'installe rapidement à côté de moi, sans prendre la peine de me regarder. Après tout, pour quoi faire ?
«
-Tu as décidé de te cultiver ?
-Aha, je n'ai pas besoin de lire encore pour être plus cultivé que toi petit Tom. »
Il grogne quelques mots que je n'arrive pas à discerner et il vient s'appuyer contre moi, sa tête se posant délicatement contre mon épaule. Je ferme les yeux et un sourire vient s'accrocher à mes lèvres. Vraiment, je ne vois pas ce qui pourrait nous manquer actuellement. C'est simplement la vie. Loin des photographes, des paparazzis, des plateaux télévisés et des salles de concert remplies au point que les personnes venues passer un bon moment se retrouvent entassées les unes sur les autres.
Alors que je soupire légèrement, je sens les bras de Tom venir entourer ma taille, et je le sens se blottir un peu plus fort contre moi.
Je baille longuement, commençant à sentir le sommeil me gagner, et mon frère semble être dans le même état que moi. Je me relève péniblement, et d'un signe de tête, je fais comprendre à Tom qu'il est peut-être l'heure de monter nous coucher. Autant profiter des immenses chambres présentes ici, plutôt que de s'endormir bêtement dans un canapé.
Lorsque nous arrivons devant la porte ma chambre, Tom me fixe longuement – et je suis bien incapable de me soustraire à un tel regard, alors je me contente de l'observer également. Ses yeux sont si vivants et tellement remplis de tendresse... C'est un plaisir de se perdre dans leur profondeur. Et puis, après quelques minutes – qui me semblent trop courtes – il s'approche de moi et pose ses lèvres contre les miennes avant de murmurer une «
Bonne nuit petit frère ». Je reproduit ses gestes, accentuant même la pression de mes lèvres contre les siennes, et je me décide à passer la porte de ma chambre.
En même temps que j'entre dans la salle de bain attenante à la chambre, je laisse mes pensées dériver. Vers Tom.
Tom est mon jumeau. C'est toute ma vie je dirais même. Je n'ai jamais rien entrepris sans lui, et mon histoire est calquée à la perfection sur la sienne. Tous les détails concordent. Nous avons toujours été si proche l'un de l'autre, s'en est presque troublant. Lorsque Maman a jugé que nous étions en âge d'avoir des chambres séparées – nous avions alors peut-être six ans ? – ç'a été le déluge dans la maison. Nos affaires étaient toujours mélangés, et presque tous les matins, elle nous retrouvait endormis dans le même lit. Ce qu'elle n'a d'ailleurs jamais compris. Et elle s'y est finalement habituée.
Et puis, nous avons gardé cette habitude d'enfant, de nous embrasser sur la bouche. Malgré l'âge, c'est resté. Et jamais aucun de nous deux n'a trouvé quelque chose à redire. C'était simplement naturel.
Nous deux c'est ambigu. Ca l'a toujours été, et au fond de moi, j'espère que ça le restera. C'est comme si nous étions en plein milieu de la frontière séparant la fraternité de l'inceste. Et nous prenons ça presque... Comme un jeu. Entre les baisers et les caresses parfois trop appuyées qui glisse sur le visage, la nuque ou le dos.
J'entre dans mon lit. Qu'est-ce qu'il est grand ! Je vais m'y perdre tout seul...
Enfin, je suis le fil de mes pensées. Tom. C'est une partie de moi finalement, c'est pour ça que j'aime tant les contacts avec lui au point de ne plus pouvoir m'en passer. C'est l'une des rares choses qui me permet de tenir d'ailleurs : si je ne vais pas bien, seules ses lèvres sur mon visage sont capables de me rassurer.
Finalement, mes yeux se ferment tout seul. Les journées de bonheur sont au final épuisantes.
«
-Bill ? Réveille-toi s'il te plait...
-Tom ?
-Je... J'arrive pas à dormir tout seul, c'est trop grand, trop inconnu...
-Allez, viens. »
Je me frotte péniblement les yeux et essaye de rassembler mes pensées. C'est la nuit, nous sommes dans cette immense maison encore nouvelle pour nous et Tom vient d'entrer dans ma chambre.
Je soulève la couverture pour qu'il puisse se glisser à côté de moi et je lui ouvre mes bras, dans lesquels il vient rapidement se blottir. Je sens battre son c½ur un peu trop fort contre le mien et sa joue brûlante vient se frotter contre la mienne. Il tremble légèrement, presque imperceptiblement, et se colle toujours plus fort contre moi, comme s'il avait peur que je ne disparaisse.
Il aurait du venir ici tout de suite, au lieu de s'entêter et de terminer la nuit en cauchemardant.
«
-Raconte moi tout ça Petit Tom. »